lundi 3 octobre 2011

Les ruines Wari proches de Quinua




























Les Waris ont été le premier peuple andin à établir un véritable état. Avant l'an 800, la région a connu de grandes civilisations basées sur une unité des techniques agricoles et artisanales et sur des croyances communes, une unité culturelle en quelque sorte. Les Waris ont fondé la première grande ville de la région, « Wari » à une vingtaine de kilomètres d'Ayacucho, qui à son apogée comptait plus de 60.000 habitants. De là, ils ont peu à peu conquis un empire s'étendant jusque à la côte.
On peut dire qu'ils choisissaient bien leurs sites, car cette capitale, entourée de montagnes, offre des vues magnifiques. Il ne reste pas grand chose de cette grande cité mais nous pouvons tout de même observer quelques sépultures, de nombreux murs d'enceinte et les restes de plusieurs temples. On ignore la raison du déclin de cet empire mais vers 1100 la cité était abandonnée, selon certains il est du à la sécheresse que connurent les Andes à cette époque. Cette grande nation encore fort méconnue a préparé le terrain pour l'empire Inca quelques siècles plus tard.
Ensuite nous nous rendons à la très jolie petite ville de Quinua, ici tout semble un peu hors du temps. La spécialité de la ville est la céramique et le toit de chaque maison est orné d'une petite sculpture représentant la maison et ses habitants. C'est ici qu'a eu lieu la bataille d'Ayacucho, qui a permis l'indépendance du Pérou. Un obélisque commémoratif se dresse sur les hauteurs de la ville, de là nous jouissons d'une vue panoramique sur les environs















dimanche 2 octobre 2011

Ayacucho

















Ce matin nous partons pour Ayacucho, nous prenons le même bus qu'hier à la même heure... Au moment où nous voulons acheter nos places, on nous dit que tout est déjà réservé et qu'il n'y a pas de solutions... Heureusement le chauffeur nous propose deux sièges (enfin un siège et un bout de banquette) à l'avant du bus. Il semble que ce trajet aie du succès le samedi, nous nous rendons assez vite compte que nous ne serons pas que deux, mais plutôt vingt. Le bus est plein à craquer et les gens continue de monter. Nous sommes donc coincés entre tous nos sympathiques compagnons de voyage. Il fait noir mais cette fois-ci, nous savons qu'il y a la petite route et à côté le ravin... il ne faut pas trop y penser, le chauffeur semble maitriser son engin, nous avons tous confiance en lui.. Une fois le soleil levé, nous pouvons observer les magnifiques paysages, nous repassons par le lac de Choclococha et entre des montagnes de toutes les couleurs. Le bus se vide tout doucement et puisque nous avons la chance d'être devant, nous avons un point de vue parfait. Après trois heures trente de route, nous voici à Rumichaca, un carrefour routier où nous prenons un autre bus, en direction d'Ayacucho. Les paysages sont de nouveau somptueux, et après trois bonnes heures de route, nous sommes arrivés. Nous faisons un premier petit tour dans cette jolie ville...
Le lendemain, grâce à Nicolas et Mathilde qui ont vécu ici pendant deux ans, nous rencontrons Pierre et Ruth qui vivent ici à Ayacucho. Nous partons manger au marché de San Juan où Ruth travaille, nous mangeons un très bon ceviche (différentes sortes de poisson cru mariné dans du jus de citron, un délice), nous parlons de la ville et de nos aventures.
La ville d'Ayacucho est renommée pour ses nombreuses églises coloniales et pour sa Place d'Armes bordée de bâtiments à arcades. L'ambiance dans les rues est très sympathique surtout en fin de journée. Nous poursuivrons notre visite dans quelques jours.































vendredi 30 septembre 2011

La laguna de Choclococha

























Trois heures du matin, le réveil sonne, nous prenons un taxi en direction de la station de bus... Quatre heures, nous partons en bus en direction de Choclococha, nous sentons la route s’élever de plus en plus, elle n'a pas l'air d'être en très bonne état. Cinq heures trente, le jour se lève, nous commençons à distinguer le relief. Nous arrivons au point le plus haut de notre trajet à plus de 5 000 mètres d'altitude et nous nous rendons compte que nous roulons sur une toute petite route à peine plus large que notre bus. Dix minutes plus tard, nous arrivons dans le petit village de Choclococha, une rue et quelques maisons, le village dort encore, une jeune fille passe la tête hors de la fenêtre de sa maison pour nous indiquer le chemin. Nous pouvons commencer notre balade le long du lac, nous sommes à 4 700 mètres, le soleil se lève tout doucement et il fait encore assez froid. Ce que nous vivons là est difficile à décrire mais c'est tout à fait extraordinaire, le lac entouré de montagne est d'une beauté incroyable, les premiers rayons du soleil font leur apparition, la lumière change complètement. Après avoir marché une petit heure, nous prenons le temps d'observer ce qui nous entoure, des flamants roses, des oies, des viscachas (un tout petit animal, comme un lapin avec des attitude de kangourou) entre autres. Ensuite nous repartons vers le village, en contre bas se trouve un autre village mais complètement abandonné. Il reste les façades des maisons et une église presque intacte. Des alpagas (un genre de lama) nous entourent, ils ont des têtes très comiques, nous pouvons les approcher mais ils sont un peu craintifs tout de même.

Après cette magnifique matinée, nous allons en bord de route dans l’espoir de voir un bus passer. Une habitante du village nous dit qu'il y en a un dans cinq minutes, finalement nous attendons une heure, mais peu importe nous avons le temps...