mercredi 19 octobre 2011

Arequipa, la ville blanche





































Dix heures de bus séparent Cuzco d'Arequipa, nous traversons l'Altiplano, vaste plaine quasiment désertique située à 4000 mètres d'altitude. A part quelques troupeaux de lamas et de petits villages, il n'y pas grand chose. Les paysages sont totalement différent de ce qu'on a déjà vu, nous roulons à plat et en ligne droite... Nous arrivons dans une chouette guesthouse, La Reyna, où nous retrouvons avec plaisir Lydie et JB.
Le lendemain matin, nous profitons de la vue sur les toits de la ville depuis la terrasse de la guesthouse en dégustant un bon petit-déjeuner. Arequipa est surnommée la ville blanche car la plupart des monuments sont construits en pierre volcanique blanche appelée sillar. Mais la ville est loin d'être monotone car ça et là des bâtiments sont peints de couleurs vives. Située au pied du volcan Misti, Arequipa est régulièrement soumise à des tremblements de terre, pour plus de stabilité, les bâtiments se limitent au rez de chaussée. La Piazza d'Armas est le centre de l'animation, bordée d'arcades sur trois côtés, le quatrième étant la cathédrale. On se balade dans la ville, croisant de nombreuses églises et passant par le marché central, l'ambiance est très agréable.






lundi 17 octobre 2011

Chinchero


Aujourd'hui, nous reprenons la route en direction de Cuzco, premier moyen de transport : le train. Les paysages sont toujours aussi beaux, nous apercevons au loin quelques pics enneigés. À Ollantaytambo, nous fuyons les minibus touristiques un peu chers qui attendent près de la gare et retournons dans le centre ville où nous embarquons dans un combi (minibus populaire) en direction d'Urubamba. Là, nous sautons dans le bus à destination de Cuzco, nous nous arrêterons à mi-chemin à Chinchero. Le bus est plein à craquer et nous voyageons debout. C'est très agité un vrai cirque... en regardant autour de nous, nous nous rendons compte que nous sommes vraiment au milieu d'une troupe de cirque, un petit singe qui boit du coca au biberon, plusieurs artistes dont des nains, des acrobates...
Chinchero est notre dernière étape dans la vallée sacrée, le site est beau mais un peu désert. Il faut dire que la ville est réputée pour son marché artisanal du dimanche matin, et nous sommes lundi. Nous pouvons tout de même observer quelques terrasses incas et une jolie église coloniale. Nous prenons ensuite un taxi collectif en direction de Cuzco où nous passons une dernière nuit.
Ceci conclut notre périple dans la vallée sacrée des Incas qui restera un des meilleurs souvenirs de notre grand voyage. Ce qui fait tout le charme de cette belle vallée est que la visite des ruines s'allie souvent à une chouette balade et à des paysages extraordinaires.

dimanche 16 octobre 2011

Machu Picchu, prenons un peu de hauteur





































Deux montagnes encadrent les ruines du Machu Picchu, le Wayna Picchu et la montagna Machu Picchu. Nous choisissons la montagna, 600 mètres de dénivelés, 12 miradors et plein plein de marches. Ce chemin qui date des Incas nous offre des vues imprenables sur la cité et les montagnes qui l'entourent. La montée est très rude mais vaut le coup, au fur et à mesure les points de vue changent et le Machu Picchu nous parait de plus en plus petit. Nous sommes étonnés de ne pas y voir plus de touristes, en 4h30 nous n'avons croisé que dix personnes. Une fois au sommet, double récompense une vue à couper le souffle et de bons petits sandwichs. Malgré toutes les belles choses que nous avons déjà vues durant notre voyage, nous sommes une fois de plus émerveillés face à tant de merveilles.
Il ne nous reste plus qu'à descendre les 1000 mètres de dénivelés qui nous séparent de la ville d'Aguas Calientes...










Promenade dans les ruines au Machu Picchu





































Ce qui rend le Machu Picchu si magique c'est son isolement au milieu d'une nature préservée.
Cinq heures et demie du matin, nous prenons l'un des nombreux bus qui gravissent la route en lacets qui mène à l'entrée du site. Six heures, les grilles s'ouvrent et nous montons directement à un point de vue sur les hauteurs. Nous n'apercevons que partiellement les ruines à cause de la brume matinale, le fait qu'elle se dissipe peu à peu rajoute un peu de mystère au lieu.
Après cette belle vue d'ensemble, nous déambulons dans ce grand labyrinthe, croisant ici des petites viscachas et là quelques lamas. Le Machu Picchu a été redécouvert il y a cent ans, les espagnols n'ont jamais réussi à atteindre le site. On ignore encore aujourd'hui quelle en était la destination, ville commerciale, complexe religieux, citadelle... les hypothèses sont nombreuses. Il faut dire que malgré une culture très riche les Incas ne connaissaient pas l'écriture. La ville est séparée en deux secteurs distincts l'un agricole, l'autre résidentiel et religieux, l'on peut aisément juger de l'importance d'un édifice par la qualité de sa maçonnerie, très simple pour les maisons du peuple et de grosses pierres parfaitement agencées pour les temples et les palais.